Le temps est venu pour l'équipe Kalakuta prod et pour les personnes qui viennent à leurs soirées de se poser la question : doivent-ils continuer à réchauffer l'atmosphère en faisant la fête dans des soirées remplies d'explosive global groove ? Les conséquences justement globales de ces agissements commencent à être bien visible :
- En moins d’un mois, les pires prévisions sur la fonte de la calotte polaire se sont révélées... trop optimistes. Deux fois. Le 3 octobre, un reportage de la revue Science conclut que la glace recouvrant l’océan Arctique pourrait complètement disparaître pendant l’été, non pas d’ici 2100 comme on le disait jusque-là, mais bien avant 2050 si la tendance se maintient.
- La dérive du voilier Tara dans les glaces arctiques se terminera avant Noël, soit avec neuf à dix mois d'avance. Ce navire scientifique, qui mène des recherches pour le programme européen Damoclès d'étude de la banquise arctique, "a effectué un trajet trois fois plus rapide que les modèles ne l'avaient prédit", a expliqué, mardi 30 octobre, Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS et responsable de Damoclès.
Beaucoup d'autres études scientifiques abondent depuis quelques semaines, ils serait fastidieux de les citer toutes : le réchauffement climatique a l'air plus rapide que ce qui était prévu par les études du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) dont les membres étaient taxés de catastrophisme par certains.
Nous sommes les seuls, chers lecteurs, à connaître précisément l'origine anthropique de ces modifications climatiques : l'équipe Kalakuta prod qui organise des soirées et les personnes qui y viennent s'éclater sur de la musique perverse. Par leurs agissements, par pur orgueil et parce qu'ils ne respectent rien - surtout pas la nature - le frêle équilibre naturel - physique et biologique - est maintenant menacé. Les musiques groove rendent les personnes trop chaudes, trop sensuelles, l'ambiance survoltée des soirées et concerts, si bénéfique pour les personnes en présence, a des conséquences effrayantes sur notre planète Terre. Pourtant il reste encore des personnes pour contester l'origine anthropique même du réchauffement, comme le montre cette analyse de Mr Victor Belleplante, qui, on le comprend bien ici, ne connaît pas encore l'existence des soirées Kalakuta prod :
« D’un point de vue purement scientifique et compte tenu de l’état actuel de nos connaissances, si le réchauffement global lui-même est bien observé et ne fait aucun doute, il est très difficile d’affirmer l’origine anthropique du phénomène. Nous sommes une majorité de scientifiques à croire en cela, parlant même d'une nouvelle ère de l'humanité, l'anthropocène, où l'homme, par son comportement, modifie la biosphère, mais aussi la géologie planétaire. Mais on ne peut en être sûr. En effet, notre ignorance sur le système climatique terrestre (océan + atmosphère) est très grande, notamment à cause de la faible quantité de données que nous possédons (les premiers satellites d’observation de la Terre ont été tirés au début des années 90) et de la complexité effrayante de ce système. La méthodologie scientifique même fait qu’il ne peut en être autrement : il n’existe pas de vérité absolue en sciences, il ne faut pas confondre sciences et déterminisme. Les résultats d’études scientifiques sont fondées sur des postulats et des approximations, aussi il est toujours possible d’infirmer les résultats. On peut très bien affirmer que la Terre a été créée en une semaine et que Darwin se plante sur toute la ligne avec sa théorie de l’évolution : cela s’appelle le créationnisme et ce mouvement est soutenu par des gens très sérieux. De la même manière il existe des "climato-sceptiques"... Mais doit-on attendre d’être sûr, d’avoir toutes les preuves scientifiques montrant que le comportement des hommes agit sur le fragile équilibre du système climatique terrestre ? Finalement, la question est-elle là ? Le principe de précaution ne doit-il pas s’appliquer ici ?
Nous devons changer nos modes de vie, cela devient nécessaire. L'idée n'est pas de régresser et de s'éclairer à la bougie, mais de vivre plus en harmonie avec la nature, qui est quelque chose qui nous dépasse.
Ces changements dans nos modes de vie doivent bien sûr être accompagnés par les politiques. Que se passe-t-il, en ce moment, dans ce beau monde média... euh... politique ? On en parle, pour faire bien, pour être bien vu par l’opinion publique, mais derrière, rien, ou presque. Le grenelle de l’environnement ? De belles idées, mais un rideau de fumée, des effets d’annonces, c’est ça maintenant la politique : on ne construira pas d’autoroute.... sauf... si on en a besoin ! on diminuera les émissions de pesticides de 50%... d’ici 10 ans... et sauf si on en a vraiment besoin ! Améliorons les bâtiments pour moins de déperdition énergétique, mais avec quelle argent et comment, déjà qu’il n’y a pas assez de logements tout court... Mettons une taxe carbonne sur les biens proportionnelle à la pollution occasionnée par leur production et leur transport ; oh, pis non, c'est trop contraignant pour les industriels, et le lobbying marche bien. On veut bien essayer de faire des efforts en discutant, mais on ne veut pas de contrainte.
Les discussions sont là, mais pour ce qui est des actes, rien ou presque. »
Vous pouvez constater, chers lecteurs, que ce Mr Belleplante a de bons pressentiments, et nous nous devons, d'un point de vue moral, de faire toute la lumière sur le sujet et ainsi sauver de la destruction un grand nombre d'écosystèmes de la planète maintenant menacés : faisons arrêter les soirées Kalakuta prod, venons manifester notre mécontentement le 4 décembre au Cri de la Mouette pour que la chanteuse brésilienne Renata Rosa ne vienne pas jouer et chanter, venons aussi le 14 décembre pour que le dub des Wize Doctors ne mettent pas en transe une bonne centaine de personnes dégénérées, qui soit disant se lâchent et oublient tous leurs soucis pendant un temps pour se retrouver dans une ambiance de fête conviviale.
Tous le 4 décembre au Cri de la mouette, on va en découdre avec ces sauvageons !