L'afrobeat continue de faire parler de lui actuellement, qui s'en plaindrait ? Surtout pas nous.
Deux concerts d'afrobeat en une semaine à Toulouse, c'est un signe de bonne santé.
Ce mouvement musical est né du côté du Nigéria, du Ghana, du Bénin, et se caractérise par un mélange de musique africaine (le highlife et le juju notamment) et de groove soul-funk-jazz 70's, le tout dans un contexte de lutte sociale. L’afrobeat, ce groove unique, cette frénésie lancinante et puissante à la fois, mix d’Afrique et d’Occident, de joie et de colère…
Cape Coast au Ghana
Incroyable comme en Afrique les musiciens réussissent à s'inspirer d'une musique venue d'ailleurs sans perdre leur naturel, leur identité. On peut le constater aussi par exemple avec la rumba congolaise, ou comment prendre des rythmes géniaux de la rumba, de la samba d'Amérique latine et rajouter sa sauce pour concocter un groove incroyable à l'écoute duquel il est impossible de ne pas danser - pour vous en convaincre allez donc écouter des émissions mix up ici, expliquer la musique c'est chiant, mieux vaut l'écouter.
Dimanche Seun Kuti est venu à Toulouse, c'est le plus jeune fils du black president Fela, il était avec les Egypts 80, l'un des groupes du papa. Forcément du très très bon, beaucoup font partie des inventeurs du genre.
Fanga
Mercredi les jeunes de Zingabe et les darrons de Fanga - que nous avions eu en concert à kalakuta en 2006 - le groove y était et la mayonnaise a bien pris, c'est habituel maintenant pour Fanga qui commence à être reconnu, notamment pour ses prestations en public.
Vivement un festival afrobeat à Toulouse, car la vague n'est pas prête de s'arrêter, et les évolutions potentielles sont innombrables.
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