Peut-être avez vous vu fleurir ces affiches un peu partout dans la ville, les Airs Solidaires rassemblent pas mal de monde depuis quelques jours! Le concept en quelques mots, c'est plusieurs associations qui se réunissent pour faire naître des concerts, des débats, des conférences, en ville et dans les facs pour parler d'humanitaire, d'économie solidaire et de culture. Le mieux pour vous est d'aller visiter leur site pour vous faire une idée plus complète. Précisons quand même que le but est de développer un évènement pérenne, et qu'un grand concert de clôture a lieu ce mercredi (2 avril) au Bikini réunissant tous les acteurs du projet.
Ha, un dernier mot encore: les Kalakuta Selectors seront de la partie pour faire groover un peu cette salle de rockers!
Un jeune businessman de 24 ans, Ahma Eshété, allait être celui qui porterait le coup d'accélérateur dont avait alors besoin le milieu musical éthiopien. Bravant la censure impériale, il monte Ahma Records sans autorisation et enregistre les premiers disques du swinging Addis, au premier rang desquels ceux de Mahmoud Ahmed et Alémayèhu Eshété. Faisant presser ses disques en Inde, au Liban puis en Grèce, Ahma Eshété aura produit au total une centaine de 45 tours et quelques 33 tours en 5 ans. Bien entendu, une vingtaine d'autres petits labels virent le jour dans la même période, portant la production phonographique du pays à quelques cinq cents 45 tours et une trentaine de 33 tours.
L'éthio-jazz, quant à lui, est une exception dans ce paysage musical où le texte est au moins aussi important que la musique. Ce style appartient avant tout au pianiste Mulatu Astatqé (rendu célèbre par la BO de Broken Flowers), et dans une moindre mesure à Gétachew Mekurya, le saxophoniste qui en Ethiopie faisait du free jazz sans le savoir (son jeu rappelle fortement celui d'Albert Ayler).
2.1985 – 2008 : la redécouverte et la continuation
Il aura donc fallu qu'un disque de musique éthiopienne tombe un peu par hasard entre les mains d'un homme, en 1985, pour que cette musique unique ait une chance d'être redécouverte. Cette homme, c'est Francis Falceto, qui est alors programmateur du Confort Moderne, l'une des premières salles de musiques actuelles, à Poitiers. Passionné autant par les musiques expérimentales que par les musiques du monde, il est tout de suite fasciné par ce disque et décide de remonter cette piste jusqu'à sa source abyssine. Il multiplie les séjours à Addis, apprenant l'ahmarique et se frottant aux réticences des Ethiopiens envers cet européen posant toute sortes de questions bizarres sur une époque révolue. Réticences d'autant plus grandes que les ethiopiens sont, selon Francis Falceto, d'un naturel très méfiant, ne se livrant pas facilement.
De fil en aiguille, Francis Falceto retrouve la trace de Ahma Eshété, alors en exil à Washington. Ensemble, ils partent à la recherche des bandes originales, mais il faudra attendre la chute de la dictature en 1992 pour retrouver la piste de ces fameuses bandes. Finalement, en 1997, elles sont localisées à Athènes et, après 12 ans de recherche opiniâtres, Francis Falceto peut envisager la réédition de ces enregistrement quasiment inconnus hors d'Ethiopie. D'autant qu'au cours de ses recherches, notre homme n'a bien sûr pas oublié d'acheter tous les vieux vinyles qu'il pouvait trouver. Ainsi la majorité des rééditions de musique éthopienne sont issues non pas des masters, mais de vieux vinyles retrouvés dans un état précaire – on imagine les nuits blanches de l'ingénieur du son -. Toujours est-il que la série Ethiopiques a pu voir le jour en 2001 et que la série compte, à ce jour, 23 volumes, la plupart magnifiques et très bien documentés.
Guillermo Martinez
Chronique de l'émission MixUp du dimanche 23 mars que vous retrouvez en écoute dans cette page.
Aujourd'hui chronique positive, j'ai choisi aujourd'hui de vous parler de sexe, de cul pour les intimes. Une chronique donc interdite au moisn de 17 ans. Je vous parle de ça parce qu'une dizaine de chercheurs sous la houlette de Nathalie Bajos (Inserm) et Michel Bozon (Ined) ont radiographié la sexualité des Français entre septembre 2005 et mars 2006. 12 364 personnes de 18 à 64 ans ont été interrogées. Les premières conclusions avaient été présentées en 2007, et la semaine dernière sortait un livre aux éditions de la Découverte sur le sujet. Cette enquête, commandée par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales, a pour but d’aider à guider les politiques de prévention en matière de sexualité (MST, sida). Cette troisième étude sur les comportements sexuels des Français révèle une évolution de la sexualité depuis les précédentes enquêtes menées en 1970 et 1992 ; c'est sur cette évolution qu'il est intéressant de se pencher.
D'autre part il n'est pas inopportun de parler de sexualité à Kalakuta Productions, étant donné le nombre assez important de couples, ou au moins de relations, qui se sont créées lors des soirées et concerts Kalakuta. C'est assez étonnant d'ailleurs, à croire qu'il y a des ondes positives pour cela lors de ces soirées.
Actuellement dans notre société française on parle somme toute assez librement de sexe, ce qui n'a pas été le cas dans le passé, et qui n'est pas le cas non plus actuellement dans tous les pays de la planète.
Dans cette étude on voit bien que dans la pratique, les choses évoluent, et que les comportements masculin et féminins se rapprochent : par exemple pour l'âge de l’entrée dans la sexualité. On peut lire qu'« A la fin des années 50, les femmes s’initiaient à 20,6 ans soit deux années après les hommes. Aujourd’hui l’écart n’est plus que de quelques mois (17,6 contre 17,2). (...) Il y a cinquante ans, deux tiers des femmes, un tiers des hommes découvraient la sexualité avec leur futur conjoint. Aujourd’hui, ce n’est le cas que d’une personne sur 10. Cette mise en route inaugure une «période de jeunesse sexuelle, entre l’adolescence et l’âge adulte». »
En effet beaucoup de personnes passent par une période où c'est bamboula au niveau cul, on découvre des corps différents, on se créé une identité sexuelle en quelque sorte. Je trouve personnellement plutôt sain ce genre de pratique, au moins on vit une période de liberté sexuelle assumée.
Pour ce qui est des partenaires, des chiffres intéressant montrent que « 34 % des hommes et 24 % des femmes déclarent avoir eu des «relations parrallèles». » Plus curieux « 43 % et 34 % respectivement pensent que leur partenaire a un amant (ou une maîtresse). » Effectivement c'est curieux, car si ils reflétaient exactement la réalité les chiffres devraient être ici les mêmes. Mais on déclare surement plus facilement penser que son conjoint a une maîtresse ou un amant, que l'on déclare en avoir un ou une soi-même, ça fait mieux.
Alors, dans les bonnes nouvelles, en tout cas pour moi, on voit que les jeux sexuels sont de plus en plus diversifiés, on peut lire que « Plus qu’avant, les jeux amoureux et sexuels se déclinent dans différents registres. Surtout chez les femmes. En 2006, 60 % des femmes déclarent s’être masturbées (90 % des hommes). Elles n’étaient que 16 % en 1970. Elles déclarent davantage d’expériences homosexuelles que par le passé (4 % - comme les hommes - contre 2,6 % en 1992). »
Sinon, il est noté que « la fellation et le cunnilingus sont devenus des pratiques courantes (pour deux tiers des hommes et femmes). La sodomie, elle, n’est pas entrée «dans le répertoire ordinaire des couples» : 9 % des femmes et 14 % des hommes déclarent la pratiquer régulièrement. »
On apprend aussi qu' « Aujourd’hui, l’injonction d’une «sexualité épanouie» ne se mesure pas tant à la performance sexuelle mais «à la capacité de deux partenaires à s’engager dans une relation stable et satisfaisante du point de vue sexuel et affectif». C’est ainsi «le modèle de sexualité au féminin» qui se trouve peu à peu «valorisé». De fait, 44 % des femmes se déclarent très satisfaites de leur vie sexuelle. Les hommes le sont… à 35 %. » Moi qui avait toujours entendu que la plupart des femmes simulaient pour faire plaisir à leur partenaire, j'en suis tout chamboulé. 44% des femmes déclarent prendre leur pied au lit ! Génial, ça me redonne l'espoir !
Ce que j'ai noté aussi de réjouissant, c'est l'allongement de la durée de la vie sexuelle active. «Les femmes de plus de 50 ans en couple (situation de la grande majorité des 50-69 ans) sont plus actives sexuellement. En 1970, une sur deux avait des rapports sexuels avec son mari (ou compagnon). Aujourd'hui c'est 9 sur dix, c'est devenu normal».
Après, sur la fréquence des rapports, c'est là qu'en général on compare avec ses propres pratiques, on peut lire que « Parmi les 18-69 ans ayant eu un partenaire dans l'année précédant l'enquête (87,2% des femmes et 91,4% des hommes), la fréquence des rapports est de 8,7/mois (identique pour les hommes et les femmes). » Alors, chères lectrices, chers lecteurs, et vous ? Ca fait un peu plus de 2 fois par semaine... Alors le « ,7 » est difficile à trouver, je vous laisse essayer, c'est genre tu commences, les corps commencent à se tendre dans le plaisir, les râles se font de plus en plus sonores, et TOP ! On arrête ! C'est pour être dans la moyenne, on voudrait pas se marginaliser.
Bref, « Les femmes déclarent pour leur part plus de partenaires qu'autrefois (en moyenne 4,4 en 2006), mais toujours moins que les hommes (11,6, chiffre stable depuis 1970). «Les femmes ne comptent pas de la même manière que les hommes, commente Nathalie Bajos. Elles ne retiennent pas ceux qu'elles ne considèrent pas comme valorisants, par exemple ceux d'un soir. Alors que les hommes, eux, comptent tout.» Oui, c'est le bon vieux concept de valorisation masculine devant un du tableau de chasse bien garni.
Voilà, sinon un article dans le courrier international aborde cette fois le sujet du viagra. Cela fait 10 ans que la pilule bleue est arrivée dans le commerce. Pour les auteurs de l'article, « ce médicament a boulversé l'univers du sexe. Avant le viagra, l'impuissance était synonyme de honte et souvent de rupture, y compris au sein des couples les plus solides. La découverte de ce médicament et de sa capacité étonnante à restaurer la fonction érectile de certains homme a été à l'origine d'une révolution. »
La petite pilule bleue a donc ramené la joie dans bien des ménages. Dans tous les ménages ? Non. On apprend dans cet article que les conséquences peuvent être négatives. Entendez, les mecs deviennent plus performants et donc trompent plus souvent leur femmes. Il y a notamment l'histoire d'un homme de 70 ans qui s'était mis à tromper sa femme après avoir commencé à prendre du viagra. Et, à la fin de l'article, un petit bijou avec lequel je vais finir cette chronique, c'est le témoignage poignant d'une femme, publié dans le courrier des lecteurs de plusieurs quotidiens américains :
« J'ai 62 ans et je suis mère de six enfants aujourd'hui adultes. Il y a deux ans, quand j'ai commencé à voir diminuer l'ardeur de mon mari, qui a 64 ans, ce fut une immense joie pour moi. Et qu'est-il arrivé ? On a inventé un médicament du nom de viagra, et voilà mon satyre de mari à nouveau en selle. J'aime vraiment mon mari, mais j'estime avoir largement mérité du repos. Sans compter que ce médicament coûte 10 dollars le comprimé – la semaine dernière il en a pris 4... »
Je vous laisse méditer ces bien belles paroles de femme martyrisée.
Tony
Des témoignages sympas dans un article de Libération.
Programme exceptionnel pour cette 22ème soirée Kalakuta, le vendredi 28 mars 2008 :
RINGE RINGE RAJA : c'est le groupe italien qui accompagne notre ami Don Pasta en Italie lors de ses pérégrinations philosophico-gastronomiques. Un mélange savoureux de Klezmer et de rock balkanique. http://www.myspace.com/ringeringe
LES TROUBLAMOURS : groupe tarbais mélangeant chanson, tzigane et jazz en faisant revivre l'esprit des bals populaires du sud de l'Italie où ils ont enregistré un album. http://troublamours.free.fr
KALAKUTA SELECTORS : explosive global groove...
Ca se passe toujours au Cri de la Mouette, sur le canal de Brienne, de 22 heures à 5 heures du mat'. Entrée 7 euros, 5 euros pour les adhérents.

A vendredi !
Chronique politique de l'émission MixUp diffusée le dimanche 9 mars entre 10h30 et 12h00, et que vous pouvez écouter en ligne sur la page radio de kalakuta.
Pour vous parler de la nouvelle loi Dati concernant la rétention de sureté, je voudrais aborder le sujet en vous expliquant pourquoi je trouve qu'Etienne Mougeotte est un con (ce monsieur est l'ex directeur des programmes de TF1 et actuellement éditorialiste au Figaro).
Dans son éditorial du 25 février dernier titré « que messieurs les assassins commencent », il nous parle donc cette nouvelle loi Dati.
Alors, qu'est-ce que cette nouvelle loi ? Elle indique qu'une personne qui a commis des crimes entrainant une peine supérieure ou égale à 15 ans « peut, à compter du jour où la privation de liberté prend fin, faire l’objet d’une rétention de sureté d'une période indéfinie lorsqu’elle présente, en raison d’un trouble grave de la personnalité, une particulière dangerosité caractérisée par la probabilité très élevée de commettre à nouveau l’une de ces infractions ». Le conseil constitutionnel n'a pas permis l'application rétroactive de cette loi, c'est à dire pour des personnes condamnées dans le passé, et en a limité l'applicabilité en imposant à la juridiction compétente de "vérifier que la personne condamnée a effectivement été en mesure de bénéficier, pendant l'exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre". Devant ce revers du conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy a demandé au président de la cours de cassation une manière de contourner la décision du conseil, une 1ère dans l'histoire de la république française.
A ce sujet mr Mougeotte s'exclame : « on reste confondu devant le procès en sorcellerie intenté à Nicolas Sarkozy pour avoir demandé à la cour de cassation, dans un soucis de protection des victimes, de lui faire des propositions pour permettre une application immédiate de la loi sur la rétention de sureté. » Puis plus loin, tojours pour Etienne Mougeotte « Robert Badinter dénonce une période sombre pour la justice. On a envie de lui répondre que c'est plutôt une période de dérèglement de l'esprit public quand on cherche à opposer les grands principes du droit à la sécurité légitime des français. »
Etienne Mougeotte est donc pour moi un con car il est populiste. Dans mon propos, le mot populiste qualifie quelqu'un qui énonce une sorte de vérité évidente de prime abord, mais qui ne tient pas une seconde face à une réflexion un tant soit peu profonde. C'est pour cela que le populiste fait preuve généralement de connerie. Etre populiste, c'est exprimer des idées que tout le monde a envie d'entendre si on ne réfléchit pas, car elles paraissent pouvoir gommer rapidement des peurs ou des angoisses, celles par exemple de dangereux criminels, mais qui par contre font faire aux hommes n'importe quoi, comme par exemple aller à l'encontre de la déclaration des droits de l'homme. Enfin il est populiste lorsqu'il prétend, à travers le titre de son édito "que messieurs les assassins commencent", que ceux qui vont à l'encontre de l'action Sarkosienne sont POUR les criminels.
Afin de mener la réflexion dont je parle, je citerai 3 personnes, beaucoup plus à même de vous expliquer clairement la situation que moi.
Robert Badinter d'abord, pour sa part, explique qu'avec cette loi « on crée l'emprisonnement pour raisons de dangerosité, concept éminemment flou. Une personne sera enfermée, non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue l'un des fondements d'une société de liberté. On est emprisonné parce que l'on est responsable de ses actes. Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit. Les fondements de notre justice sont atteints. Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel ? »
Henri Leclerc, président de la ligue des droits de l'homme réagit lui dans le Charlie Hebdo de la semaine dernière : il précise que « Quand Sarkozy dit que le 1er droit est celui des victimes, il renvoie à cette obsession du risque zéro. Cette idée de la sécurité absolue est absurde. Il n'y a que dans les cimetières que la sécurité est absolue. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas protéger la société contre des gens qui commettent des crimes ! On ne peut pas, au nom de cette recherche du risque zéro, éliminer définitivement des individus de la société. C'est contraire à un droit fondamental : les gens qui ont commis des crimes ont des droits. Ce sont des hommes, on n'a pas le droit de leur enlever leur qualité d'homme. » (...) Sarkozy a des formules extraordinaires : à vouloir tout expliquer, on finit par tout excuser. Manière d'affirmer qu'il n'y a pas de cause, sociale ou autre, au crime : on naît pédophile, on naît criminel, il n'y a rien à comprendre. »
Enfin je citerai pour étayer ce propos Elisabeth Roudinesco, psychanalyste et historienne, qui explique que « toute société a besoin de désigner ce qu'elle rejette, ce qu'elle considère comme pervers. Et pourquoi toutes les sociétés font-elles cela ? Parce qu'elles ne peuvent pas penser le bien si elle ne savent pas reconnaitre le mal. Il leur faut un référent pour penser le loi et sa transgression. Or on vit une époque, actuellement, qui veut éradiquer le mal, mettre la guerre hors la loi. Comme si les hommes allaient un jour arrêter de s'entretuer ou de se haïr. Si l'on construit des systèmes biocratiques totalitaires qui ont pour but d'éradiquer le mal, le mal va revenir là où on ne l'attend pas, comme le vice se cache derrière la vertue. En voulant fabriquer des hommes nouveaux, bien corrects, lisses et apparemment gentils, on risque toujours d'engendrer le pire. C'est d'ailleurs l'intention de créer un homme nouveau qui est en soit dangereux et perverse.
Le pouvoir actuel a tendance à reposer sur des preuves uniquement scientifiques et où surtout on privilégie l'idéologie sécuritaire au détriment des idéaux de la liberté, d'une part, et de l'égalité, d'autre part. Le système capitaliste dérégulé veut le bonheur de tous les hommes mais il dérape parce qu'il finit par faire le bonheur des choses, et non pas des hommes. Des hommes en tant que choses qui n'auraient plus de liberté et qui vivraient dans des lieux de bonheur protégés par des systèmes électrifiés. On veut ainsi faire un homme nouveau, lisse, sans conflit, qui ne serait plus jamais ni malade, ni malheureux, ni angoissé ni inquiet. »
Tony
